Des soirées, des photos, des embrouilles

Salut salut mes loups loups d’hivers tropicaux !


Quelle belle fin de journée pour se retrouver converser autour d’une tasse de thé en un vendredi de pluie ? Les lumières s’éteignent progressivement pour laisser place à une odeur sucrée que le pitate offre tous les soirs désormais. La saison est aux fleurs et aux fruits pétillants et nous nous lasserons jamais des secrets partagés entre insectes au clair de lune.


Le vent frais nous ramène à la raison et nous voyons aujourd’hui 3 grandes problématiques en photographie. Entre technique sérieuse et anecdotes marrantes, je vous dévoile mes expériences professionnelles dans un environnement bien défini, les soirées bien enivrées des boîtes de nuit. Le sommaire nous présente ce qui vous réserve !


  • Les gens bourrés

  • Le peu de lumière

  • La lumière mauve dégueulasse



 

  • Les gens bourrés ou comment bien rembarrer les gens gentiment

(quand je les vois arriver avec leurs gros sabots)


Tous les jeunes photographes amateurs et/ou professionnels ont commencé la photo dans les boîtes de nuit (pas la majorité il en va de soi, mais beaucoup), qu’ils soient payés légalement ou non (mais là n’est pas la question).

Bref, qui dit lieu réunissant des gens qui n’ont pour unique but de se bourrer la gueule, dit des expériences bien épicées pour les photographes qui sont là pour immortaliser la jeunesse (et pas que) dissidente, entre la folie des extravagants et des personnes « pas censées être là », ça nous forge bien !


Donc l’objectif de ce genre de photographie est simple :

  • Montrer qu’il y a du monde

  • Qu’ils passent une super méga soirée (et que toi looser qui l’a raté doit le regretter)

  • Immortaliser des moments précieux (des groupes de personnes, du concert, de l’ambiance).


Et lorsque l’on est une demoiselle qui travaille, on va dire que c’est pas le mieux… Certes, les hommes aussi se font aborder mais voyons ce que j’ai pu voir en soirée :


  1. « Eh, tu veux pas que je te prenne en photo ? » Ce que je dis : Non t’inquiète ça va (avec un grand sourire bien sûr). Ce qu’il se passe dans ma tête : Le mec a cru qu’il allait toucher mon appareil, il est fou.

  2. « Viens on fait des photos ensemble » Ce que je dis : Nan t’inquiète, viens je vous prend en groupe (toujours avec le sourire). Ce qu’il se passe dans ma tête : Bro, on se connaît ni d’Eve ni d’Adam, d’où on se prend en photo ensemble ?

  3. « T’es jolie, c’est dommage que tu ne sois pas sur la photo ! »

Ce que je dis : C’est pas grave, je travaille, c’est moi qui prend les photos et c’est ok (sourire).

Ce qu’il se passe dans ma tête : Je pense pas que le client soit ravi de me voir sur toutes les photos.


Et j’en passe ! J’en passe aussi des tactiques de dragues hommes ou femmes, de l’haleine fraîche du vomi ou du rhum macéré dans la bouche, mélangé au Redbull.

  • Le peu de lumière, la galère de la nuit

(bon, j'ai ressorti les dossiers "event", soit ici 2017 avec un flash cobra)



Il en va de soi que si on travaille la photographie de nuit, et qui plus est en boîte de nuit, la lumière n’est pas franchement présente.


Alors comment faire, quels sont les réglages ou le matériel à avoir ?

  1. Augmenter l’ISO : Ça, c’est lorsque tu travailles en FULL manuel. Tu augmentes l’ISO pour réceptionner le + possible de source lumineuse environnante. Attention toutefois au grain comme j’ai pu l’expliquer dans l’article à ce sujet. On peut aller à 1600 maximum (à mon avis) pour avoir une certaine sécurité sur le grain et une bonne dose de lumière captée (après, ça dépend des boîtiers).

  2. Travailler avec un flash : On va préférer un flash cobra qui permettra de régler la puissance par rapport au flash intégré à ton boîtier. Tu pourras le diriger vers le haut si tu es dans un endroit clos avec des murs/plafonds blancs. Ce qui te donnera un effet diffu très beau. Attention toutefois aux murs de couleurs qui vont refléter la couleur sur tes clichés.

  3. Avoir un panel LED : C’est encombrant et ça « casse » un peu l’ambiance à mon goût mais ça te donne des effets sympas. Ça évite le flash qui bousille la rétine, et tu diriges la lumière sur le ou les sujets que tu prends en photo (en plongée ou contre plongée par exemple). Pour les photos de groupe, il y a un beau rendu. Sur certains modèle tu peux gérer la puissance de la lumière et choisir entre une lumière blanche ou jaune.

  • La lumière mauve dégueulasse

Concert de Cats On Trees à la Casa Mahina


Quand je parle de la « lumière mauve dégueulasse », il s’agit bien évidemment de ces spots lumineux qui font toute la magie des spectacles. Certes, nous en avons besoin pour créer cette atmosphère qui crée des étoiles dans les yeux de nos spectateurs mais, pour nous, photographes, c’est notre pire ennemi. Voici une raison simple et facilement explicable = Nous avons un rendu colorimétrique problématique. Pour être plus concret dans ces propos nébuleux, prenons en exemple une photographie.


Comment diable y remédier :

  1. Jouer avec les TSL (Teinte, Saturation, Luminance) Je ferais un article plus complet à ce sujet mais voyons de manière brève comment ces réglages peuvent nous aider. Ça nous permet de gérer les couleurs présentes sur la photographie, donc essayer de limiter les dégâts de ce mauve et ce bleu qui gêne la rétine.

  2. Le Noir et blanc (qui a sauvé bien des vies) Simple et ultra efficace quand il n’y plus rien à faire (et qu’on ne veut pas jeter cette magnifique photo prise au bon moment). C’est vraiment en dernier recours si plus rien n’est à sauver. Mais on ne va pas simplement appuyer sur le bouton Noir/Blanc et basta. Faisons les choses bien et réajustons les contrastes, luminosité, blancs, etc.



 


Nous arrivons à la fin de cet article et j’espère qu’il a pu servir, pu faire sourire ou que sais-je. Quelle que soit la réaction, tu peux le partager en commentaire et puis même partager tout ça.

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On se retrouve le mois prochain pour parler d’un sujet qu’une personne m’a demandé par message (oui oui, c’est possible de demander des sujets. Si toutefois je les trouve pertinents et adéquats en photographie). Nous allons donc voir en Novembre « Comment guider son modèle », on verra donc la photographie d’humains, de portrait et/ou lifestyle. Bref, comment parler à son modèle, le rassurer et le mettre à l’aise durant une séance.

LOVE.

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