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Le Rat-Porcinet - Quel est l’intérêt de l’art ?

Les salutations de mes réflexions internes,



Nous nous retrouvons aujourd'hui, non pas sur un lundi-littéraire mais sur un article de réflexion interne que j’ai eu un soir de pleine lune au premier mois de l’année 2024. Une réflexion inspirée de lectures, toujours et éternellement sous l’impitoyable, inspirant et revigorant Baudelaire du XIXe siècle.


Et comme toute réflexion, celle-ci n’est que le pur fruit de ma propre pensée, sans volonté d’imposer, mais de justement, faire partager ces voix qui tintent dans la caboche d’un artiste qui reste dans un silence. Car parfois, il semble prestement épuisant d’expliquer ce qui se trame au fond de notre propre être, vu que la majorité va tout bonnement réfuter cette réalité, trop absorbée par cette tendance moderne à tout affirmer avec une confiance absurde que la foi devrait remettre en question.



  • Pourquoi perdre son temps à créer

  • Pourquoi perdre son temps à ne pas être compris

  • Pourquoi perdre son temps à ne pas vivre de son art ?



 


L’industrie de l’image dénature le travail réel de l’artiste. La quantité est préférée à la qualité comme au temps et à sa réflexion. Ceci est une réalité du XXIe siècle, quel que soit le domaine.


A la majorité, ce mouvement perpétuel de consommation excessive d’image fait croire au spectateur qu’il se délecte de mets qualitatifs alors qu’il ne fait qu’avaler un amas dilué sans saveur ni profondeur. Ainsi, la tendance au doigt qui glisse pour, au plus rapide, accumuler images, sons et couleurs, n’est qu’un leurre face à cette réalité déconcertante que l’art perd de son audace et de son tempérament. 


Le beau y est commandé à l'image d'un vendeur McDo déclamant la commande précédemment réalisée à l’allure d’un marchand de poisson qui cherche désespérément à vendre sa poiscaille fermentée tandis que même les mouches tentent de le fuir. Ainsi, à l’image de ces futiles et exécrables insectes, fuyons nous aussi face à cette merde accumulée périmée et sans chaleur qui ne mène à rien, à part satisfaire une envie pressante d’enfants pourris gâtés qui veulent, de manière indécente, décorer cette maison vide de sens.


Alors oui, quel est l’intérêt de créer si personne ne daigne apprécier convenablement ce que l’on tente avec peine de faire comprendre. En effet, qui dans cette triste réalité comprend véritablement les messages insérés dans nos œuvres ?


Peu, c’est un fait, et cela l’a toujours été.

Toutefois, dans cette absurdité collective où le rêve de l’artiste se déconstruit au moment même où il dévoile son intimité, cette quantité légère de sensibles aux maux/mots, demeure. D’une époque à une autre, la foi en l’art est remise en question, questionnée, brisée, morcelée, reconstruite et inspirée.


Alors oui, créer semble inutile. Un temps gaspillé, couché sur son papier à des heures indécentes, pour exprimer ces voix prisonnières dans la tête d’un hippie que l’on blâme sous cette apparence de bête de foire, quand ce ne sont pas les proches qui s’y prêtent à cœur joie.


Pourtant, au-delà de ce fait indéniable que l’art se perd dans un cosmos numérique hors des droits d’auteurs légitimes, l’art apaise, révolte, émois, incomprend, déçois, virevolte, brille en éclat. Et dans ces mêmes mots où le néologisme prend un pas décisif face à cette armée de phrases intempestives qui frisent le dégoût, le fait est là.


L’humain a besoin de l’art pour ressentir et frissonner.

Pour se sentir vivant, pour partager, montrer, crier et pleurer de désespoir face à cette tempête humaine qui chaque jour durant, ternie l’image déjà noirâtre et poussiéreuse de l’humanité.


Alors oui, nous ne vivons pas de cela, mais notre voix est entendue par cette minorité qui compte tant et nous fait surpasser chaque année allant. Alors, allons-y gaiement dans nos troubles tourments, pour délicieusement les assaisonner de nos plus talentueux mouvements. 


A la rescousse de notre propre humanité, interne ou terrestre.


Maanu.

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